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Randonnées

Mercantour - Merveilles du Mercantour, juil. 2004

Le Mercantour est un espace naturel de montagne que nous avons découvert dans un circuit passant de la vallée de Fontanalbe à celle de la Valmasque puis de la Gordolasque et enfin des Merveilles. Notre émerveillement fut à la hauteur de ce cadre grandiose à préserver.

De Tende à la Minière de Vallaura

Nous partons de Tende le 9 juillet 2004 au matin. Tende est un beau village au passé riche et qui a gardé de beaux monuments et surtout l’inimitable parfum de l’Italie. C’est aussi le point de départ de notre parcours qui contourne Saint Dalmas et sa vallée pour accéder directement aux Mesches ou à Casterino via Spegghi. Le chemin est d’abord une route !! qui nous mène sur les hauteurs de Tende. Pas de voiture toutefois et un beau soleil, et des paysages qui se dessinent à mesure que nous prenons de l’altitude. Premier contact avec soi-même... et le sac à dos ! Les conditions sont idéales et nous apprécions chaque instant. Bientôt nous arrivons à Spegghi que nous dépassons. Ce lieu dit qui abrite une ferme possède un gîte qui paraît-il (nous l’apprendrons en toute fin de séjour) est remarquablement agréable. Nous faisons notre pause déjeuner directement sur la sente composée d’une soupe, de saucisson et de pain sur un balcon de la vallée.

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De Vallaura à la Valmasque

Notre lieu de repos est aussi agréable le matin que le soir. Nous avalons un généreux petit-déjeuner et nous nous mettons en route. Le soleil est déja levé mais ne nous atteint pas encore dans le vallon. Très vite, le sentier grimpe vers la baisse de Vallauretta et, avec les premiers rayon du soleil, nous avons tôt fait de nous réchauffer. Nous quittons une à une nos épaisseurs. L’eau ruisselle dans un bruissement joyeux sur les mousses où des bestioles aux formes imaginaires s’agitent un peu partout. Le lieu est si calme est serein que nos pas avalent les 800 m de montée sans peine. Bientôt les sapins se dispersent puis laissent place à la prairie. Les premiers chamois sont là !
C’est un vrai bonheur que nous savourons intérieurement.
La baisse de Vallauretta atteinte nous posons les sacs le temps d’une halte. Le temps s’écoule trop vite ici mais que c’est bon ! Une fois repartis, la vallée de Fontanalbe est vite atteinte. Un guide attend justement d’éventuels clients. Nous en sommes et même si nous ne sommes que deux nous partons pour une balade dans les gravures de Fontanalbe qui nous laissera des souvenirs impérissables.
La seconde partie d’étape nous mène au refuge de la Valmasque par la baisse de Fontanalbe. Passés les trois lacs (lac du Basto, lac Noir, lac Vert) Ce fut bien long et trois heures ne furent pas de trop. Le repas au refuge avalé nous allons presque aussitôt rejoindre notre tente plantée en vitesse prés du lac au début du parcours qui mène aux lac de la Lusière et au lac Gelé puis au choix soit au Collet de la Charnassère soit au Pas de la Fous.

De la Valmasque au refuge de Nice

Le ciel est au grand bleu quand nous levons le voile de la tente puis toutes les autres. Nous reprenons le sentier jusqu’au lac noir puis nous entamons le chemin qui mène à la baisse du Basto, qui n’est autre que le GR52. Le paysage se dessine moins agressivement aujourd’hui mais a gardé toute sa force esthétique et son emprise sur nos imaginaires. Nous marchons à flanc de montagne et dépassons prudemment quelques névés dont certains assez pentus quand même !! La partie sommitale dans les éboulis est très raide. Alors que nous approchons de la baisse nous sommes dépassés par des randonneurs rapides âgés de... 65-70 ans à vue de nez ! Ce sont des italiens, des habitués de la montagne surement... La baisse du Basto offre un panorama splendide mais que de neige !! Pour un mois de juillet nous ne nous attendions pas à cela.
Avant d’entamer la descente nous avalons rapidement notre déjeuner. La pente est importante mais la neige n’est pas glacée, il est possible d’y faire des traces pour les chaussures et celles-ci tiennent bien. Assez vite nous prenons la mesure du support et nous descendons sans trop d’émotions. Marcher dans la neige peut même être très agréable ! Bref, nous gardons un très bon souvenir du vallon du Mont Chamineye.
Au bas de la baisse, le lac Niré, nous offre un cadre somptueux pour une halte qui nous permette de tremper nos pieds dans l’eau pure et revigorante du lieu. Après avoir traversé le vallon de la Fous, pris en photo quelques bouquetins, nous rejoignons le refuge de Nice.

Du refuge de Nice à la vallée de la Gordolasque

Au réveil, le temps est frais sinon froid. Des nuages bas et sombres poussés par un vent enveloppent les sommets. Le temps de ranger les affaires toute cette grisaille a pris de l’ampleur et nous partons - fuyons - sous une bruine froide. Nous forçons l’allure pour dévaler le mur des italiens, côté Estrech, dépasser les Gravières et rejoindre le Pont du Countet. Un peu de stop et nous rejoignons Belvédère pour un jour de farniente.

De la Gordolasque au refuge des Merveilles

Curieux sentiment ce matin. Peut-être est-ce lié au fait de rechausser sur le parking du Pont du Contet, ou à une hâte teintée d’appréhension devant la « bavante » montée qui nous attend... Bientôt nous foulons les premiers cailloux. Nos esprits se calfeutrent, ils ronronnent, nos foulées deviennent plus rapides. La montée du vallon de l’Empuonrame est rude mais nous progressons régulièrement et après trois bonnes heures de montée nous atteignons le pas de l’Arpette.
La vue est splendide mais des abris de pierre entassées permettent de se cacher du vent qui souffle fort et du grésil qui tombe par intermittence. Nous déjeunons dans notre abri puis gagnons la cime non nommée au sud du Pas de l’Arpette. La vue y est superbe mais le vent nous fait vite repartir !
Un chemin tranquille descend vers la vallée des Merveilles dont est seul visible le lac long supérieur. Nous arrivons au refuge en milieu d’après midi et en profitons pour nous reposer et boire un chocolat. Vers 19h nous plantons la tente à côté du refuge des Merveilles juste sous le Bégo. Ses orages sont réputés et le soir venu alors que nous gagnons la tente les premiers coups de tonnerre grondent au loin. A peine le temps de s’installer au fond de nos duvets que le ciel s’électrise et vibre bientôt de toutes parts.

Du refuge des Merveilles à Saint Dalmas

Nous déjeunons au bord du tranquille et beau lac long inférieur puis descendons la sente menant au vallon de la minière. Cathy souffre de son dos. Il est temps de rentrer à la maison ! Bientôt nous arrivons au lac des Mesches et très vite une âme charitable nous dépose en stop à St Dalmas où nous prenons le train pour rentrer sur Nice. That’s all folks !

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